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Carte montrant l'emplacement de la commune d'Aubagne au sein de son arrondissement.
Photo d’illustration · FCK-Iceman · CC BY-SA 4.0 · FCK-Iceman / Wikimedia Commons

Société

Aubagne : un collégien dit avoir été influencé par la « True Crime Community » après des tirs

Le principal du collège et une enseignante ont été blessés par des tirs commis par un élève de 14 ans, lors d’un incident survenu lundi 12 octobre à Aubagne (Bouches-du-Rhône). Selon le Parquet national antiterroriste, l’adolescent a « reconnu avoir été influencé » par la mouvance dite True Crime Community.

Le garçon s’est présenté au collège avec un fusil de chasse dissimulé dans un étui à guitare, intégralement vêtu de noir et ganté, et a ouvert le feu dans plusieurs lieux de l’établissement. Il a blessé le principal et une enseignante sans mettre leurs jours en danger puis tiré au sol devant une autre professeure avant d’entrer dans une salle de classe où il a tiré au-dessus d’une enseignante : la balle a atteint le tableau.

Le passage à l’acte a été interrompu par l’intervention d’un conseiller principal d’éducation (CPE) qui a maîtrisé l’adolescent. Après sa garde à vue, l’adolescent a été mis en examen et écroué, selon les éléments rendus publics.

Le parquet national antiterroriste a été saisi de l’enquête après la découverte, lors de la perquisition des supports numériques, de nombreux comptes sur des plateformes et services comme Proton Mail, Discord, Snapchat ou TikTok. C’est cette analyse des traces en ligne qui a conduit les autorités à évoquer une influence de la True Crime Community.

La True Crime Community est décrite dans la presse et par les magistrats comme une mouvance en ligne fascinée par les tueries de masse et l’extrême violence, souvent relayée par des jeunes. Le Parquet national antiterroriste a estimé que l’« action criminelle » du collégien s’inscrivait « dans cette idéologie », formulation reprise par plusieurs médias nationaux.

Ce constat a des conséquences immédiates pour la sécurité dans l’établissement : la présence d’un tireur armé, la gestion de l’urgence par le personnel et la mise en place d’une procédure judiciaire lourde qui implique des analyses numériques approfondies. Il interroge aussi les outils de prévention, la surveillance des contenus en ligne et la formation des équipes éducatives sans pour autant établir de causalité unique entre consultation de contenus et passage à l’acte.

L’enquête judiciaire continuera d’explorer les motivations et les réseaux numériques éventuels ; pour l’heure, les faits attestés posent des questions pratiques et juridiques sur la protection des élèves et du personnel. La mobilisation des services de l’État et la procédure Pnat laissent ouverte la question des mesures concrètes à suivre pour empêcher de tels actes, sans que les premières indications ne permettent d’énoncer une réponse simple.

Sources de presse

  • La Croix — 15 octobre 2026 — p. 12

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